Parce qu’il s’agit d’un droit fondamental

Avoir accès à toutes les informations nécessaires afin de prendre soin de sa santé sexuelle et de celle de son partenaire est un droit fondamental. Dans de nombreux pays et pour différentes raisons, parmi lesquelles un accès limité à l’éducation et/ou une idéologie spécifique, les hommes et les femmes n’ont pas accès à l’information correcte sur la santé sexuelle. Lorsque ces personnes arrivent en Belgique, la langue forme souvent une nouvelle barrière pour pouvoir s’informer correctement. 

Parce que la sexualité et les relations tiennent beaucoup à cœur

Discutez avec n’importe quel professionnel travaillant dans le domaine de la sexualité et des relations et il ou elle vous le confirmera : les participants à un atelier ou les clients qui consultent à propos de ces thèmes sont enthousiastes et soulagés de savoir qu’ils ont enfin pu poser des questions et parler de « tout ce qu’ils ont toujours voulu savoir sans avoir jamais eu la chance de demander ». En particulier, les personnes provenant de pays où l’école ou les médias donnent peu d’informations correctes apprécient souvent ces conversations. L’important en tant que professionnel est de créer un environnement sécurisé.

Parce qu’il existe un véritable problème de santé

Est-ce que les nouveaux arrivants en Belgique courent plus de risques en matière de santé sexuelle ? Pas nécessairement. Comme pour la population générale, il existe une grande diversité parmi les nouveaux arrivants. Certains courent un plus grand risque que la moyenne et d’autres moins. Ce qui veut dire que pour eux, comme pour toute autre personne, il est important d’être bien informé sur des sujets tels que les rapports sexuels protégés, les MST, la contraception et le soin périnatal.

Pourtant, certains problèmes de santé sont significativement plus présents chez les nouveaux arrivants par rapport à la moyenne de la population. Selon Sensoa, il s’agit là d’un argument crucial pour consacrer de l’attention et des soins à la promotion de la santé sexuelle auprès des nouveaux arrivants. Les causes de cette grande vulnérabilité sont diverses. La pauvreté, les conditions de vie précaires, la vulnérabilité suite au statut de séjour, la connaissance limitée de la santé sexuelle, l’accès limité aux soins et les facteurs culturels jouent un certain rôle.

Voici les trois risques de santé sexuelle les plus importants survenant le plus souvent auprès des nouveaux arrivants (certains groupes) :

1. VIH

VIH chez les nouveaux arrivants en Belgique

  • 52,5 % des personnes nouvellement diagnostiquées positives au VIH en Belgique ne sont pas de nationalité belge. 25,5 % sont originaires d’un autre pays européen. 58,3 % viennent de l’Afrique subsaharienne. Dans ce groupe il y a deux fois plus de femmes que d’hommes contaminés. (ISP, 2014)

  • Une récente étude de l’Institut de Médecine Tropicale démontre que 6,1 % des femmes et 3 % des hommes provenant de l’Afrique subsaharienne résidant à Anvers sont porteurs du VIH. (Loos & Nöstlinger, 2015) Auparavant on partait du principe que la plupart des étrangers avaient été contaminés dans leur pays d’origine et qu’ils avaient migré en Belgique avec leur infection. Une étude récente a démontré que peut-être 28 % des personnes qui ne sont pas nées en Belgique ont été infectées ici (Rice, 2014).

Connaissance du VIH dans les pays d’origine

Le graphique ci-dessous montre le pourcentage de femmes ayant une connaissance correcte du VIH dans certains pays africains (elles connaissent deux façons de se protéger et reconnaissent trois mythes en tant que tels) (www.statcompiler.com).

Source: DHS-program (Demographic and Health Surveys)

2. Avortement

  • Peu de chiffres sont connus sur la provenance des femmes qui viennent en Belgique pour se faire avorter. Selon une étude effectuée en 2004, 40 % seraient d’origine étrangère, dont 80 % de nouvelles arrivantes. (Vissers, 2004)

  • Au Pays-Bas, la moitié des avortements en 2013 étaient effectués sur des femmes d’origine étrangère. (Rutgers WPF, 2015)

3. Violence sexuelle

Demandeurs d’asile

Dans une étude réalisée dans neuf pays européens, dont la Belgique, 75 % des migrants interrogés ont indiqué qu’ils ou elles avaient été victimes ou connaissaient quelqu’un qui avait été victime de violence sexuelle ou liée à l’appartenance sexuelle pendant son séjour en Europe. 39 % des personnes interrogées ont elles-mêmes été victimes. 27,5 % des situations de violence ont eu lieu dans un centre d’accueil. (Keygnaert, I., ICRH/UGent, 2008)

Migrants d’Afrique subsaharienne

Een studie bij Sub-Saharaanse Afrikanen in Antwerpen toont aan dat 8,8% van de vrouwen en 6% van de mannen emotioneel of fysiek partnergeweld ervaarde in het laatste jaar. Onder de Sub-Saharanen die in een precaire situatie leven (1/3de van alle ondervraagden) had 11,2% ervaring met partnergeweld in het laatste jaar en 3,6% had ervaring met gedwongen seks in het laatste jaar. (Loos & Nöstlinger, 2015)

Mutilations génitales féminines 

Une étude de 2014 commandée par le SPF Santé publique estime que 13 112 femmes et filles en Belgique ont probablement été victimes de la circoncision, et que 4 084 filles risquent de l’être. La Région flamande compte le plus grand nombre de filles ou de femmes victimes de la circoncision ou qui risquent de l’être (6 761). Viennent ensuite la Région de Bruxelles-Capitale (5 831) et la Région wallonne (3 303). (Dubourg D. e.a., 2014)

Dictionnaire et traductions

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